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Le Bocage Virois

Dernier ajout : 28 juin 2016.



C’est dans le Bocage Virois qu’est née en 1998 l’association La Loure, qui a conduit un grand nombre d’enquêtes en matières de chansons et musiques sur ce territoire, relançant celles menées dans les années 1970 et 1980, notamment par François Redhon et Anne Piraud. La Loure y a engagé une nouvelle campagne de collectes depuis 2009 dans le cadre d’une opération soutenue notamment par la Région Basse-Normandie (dans le cadre de l’appel à projet Réinventons les campagnes). Elle enrichit encore le riche patrimoine musical et chanté découvert en Bocage Virois !

Le Bocage Virois

Les chansons traditionnelles

La pratique instrumentale

Les danses

Le calendrier social

Articles de cette rubrique

  • Le Bocage Virois

    Où commence le Bocage Virois et où s’arrête-t-il ? Les notions de pays ne se superposent pas forcément selon le point de vue chronologique retenu. Entre la vision restreinte - le "coeur", constitué des quatre cantons de Vire, Vassy, Le Bény-Bocage et Saint-Sever - et une formule élargie qui englobe le Pré-Bocage (autour des cantons d’Aunay-sur-Odon, Villers-Bocage, Caumont-L’Eventé), nous avons adopté une solution médiane qui correspond aux limites de l’arrondissement de Vire (les quatre cantons du "coeur" du Bocage Virois auxquels s’adjoignent ceux de Condé-sur-Noireau et d’Aunay-sur-Odon). Outre sa (...)

  • Les danses

    En matière de danses, le Bocage Virois a principalement conservé des danses en couple fermé, telles qu’elles se sont diffusées un peu partout en France et en Normandie à partir des années 1840 : polka, scottish, mazurka et tous leurs dérivés (piquée, double...). Quelques danses plus anciennes,
    de la famille des contredanses, ont réussi également à se maintenir comme Trois fois du pied.
    On trouve également en Bocage Virois une danse, nommée la Marmotte, qui ne paraît pas être connue ailleurs en Normandie, hormis en Pays Saint-Lois. Les enquêtes des années 1980 nous avaient délivré l’image d’une danse en (...)

  • Les chansons traditionnelles

    Les chansons traditionnelles qu’il nous a été donné de recueillir en Bocage Virois appartiennent au fonds ancien, commun à l’ensemble de la francophonie.
    Comme dans la majorité de la Normandie (à l’exception du Pays de Caux), l’usage de répondre aux chansons s’est perdu, et de manière suffisamment ancienne pour qu’aucune des personnes rencontrées n’en ait gardé le souvenir. Ce qui n’a pas empêché La Loure d’en réinstaurer le principe dans ses différentes manifestations (veillées, randonnées chantées...) afin de faire participer et d’impliquer le public.
    Quant aux thèmes des chansons, il est difficile d’en (...)

  • Le calendrier social

    Selon les territoires, certains moments du calendrier social appellent l’expression de répertoires traditionnels spécifiques ou, du moins, sont des occasions particulières pour chanter ou danser de manière plus importante qu’à l’ordinaire.
    En l’espèce, si l’on passe en revue les moments forts de l’année en Bocage Virois, une première étape se situe au moment de l’Epiphanie autour des feux de taupes et mulots. Cet usage n’est pas avéré sur l’ensemble du Bocage Virois. Ces feux sont inconnus à l’ouest de Vire mais par contre encore bien présents dans la mémoire des personnes âgées dans les cantons de (...)

  • La pratique instrumentale

    L’inventaire des anciens musiciens de routine effectué sur la zone révèle une grande densité d’instrumentistes jusqu’au début des années 1950. Il est à noter toutefois que tous n’ont pas joué dans les noces, occasion de jeu la plus prestigieuse pour un musicien, et que la "carrière" d’un animateur de noces s’achève souvent avec son propre mariage.
    Le Bocage Virois présente la particularité d’être un des derniers bastions de la vielle à roue en Normandie. Cet instrument, associé aujourd’hui à l’image de régions comme l’Auvergne ou la Bretagne, était très bien implanté au XVIIIe siècle en Normandie et a (...)